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Mission accomplie pour les défenseurs des Droits de l'Homme, la flamme olympique n'aura pas été épargnée aujourd'hui à Paris. Si l'Etat français comme plusieurs autres Etats n'ont pas manqué de condamner depuis plusieurs semaines les violations des Droits de l'Homme, plus importantes que d'habitude mais pas nouvelles pour autant, qui ont lieu au Tibet, les instances internationales olympiques se sont cantonnées à une neutralité complaisante jusqu'à ce matin.

Le Comité International Olympique aurait-il la mémoire trop courte pour oublier les mauvais choix de 1936 et de 1980 ? En mettant plusieurs semaines avant de condamner les violences qui ont lieu au Tibet et en oubliant de rappeler à la Chine ses engagements sur les Droits de l'Homme, le CIO a fait preuve de lâcheté. Alors oui, je suis favorable au boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin pour dénoncer les promesses non tenues du gouvernement chinois. L'Histoire a bien souvent donné lieu à des cas de conscience internationaux et trop souvent l'inaction et la passivité ont été les choix dominants. Nous devons nous souvenir des erreurs du passé pour aujourd'hui avoir le courage de dire tout haut ce que beaucoup ont peur de dénoncer. La Chine doit préserver et respecter la culture tibétaine dans son originalité et respecter les Droits de l'Homme sur l'intégralité de son territoire.

La France et la Francophonie sont porteuses de valeurs telles que la démocratie et le respect des Droits de l'Homme. Il est de notre devoir de rappeler que la Chine qui se veut exemplaire sur tant de points ne respecte en rien ses engagements sur trop de sujets. Aujourd'hui comme hier, j'ai observé avec joie les difficultés des autorités olympiques à défendre une flamme qui a, depuis trop longtemps, bradé ses valeurs au profit de coups marketing internationaux.

Les sportifs ont légitimement le droit de vouloir participer à ses Jeux Olympiques, nous ne manquerons d'ailleurs pas de les soutenir. Mais cela ne devait pas nous dispenser de dénoncer et de critiquer la simplicité d'esprit du CIO qui a cru que la Chine se forcerait elle-même à respecter les droits fondamentaux de tout Homme. La création d'un badge par les sportifs français, dénoncant le non respect des Droits de l'Homme, est d'ailleurs une initiative plus que remarquable alors que tant de pays et de sportifs jouent les aveugles en se taisant. Ces Jeux Olympiques resteront marqués par cette répression au Tibet, par l'hypocrisie du CIO et par cette flamme de la honte qui voudrait propager des valeurs mondiales que le pays d'accueil ne respecte pas lui-même.
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Paul - 11/05/2008 - Mais qui se soucie vraiment de la cérémonie d'ouverture des J.O La ...
Voilà plus de 25 ans que l'Etat français dépense chaque année entre 15 et 20% de plus que ses recettes . La situation n'est évidemment plus tenable. Notre pays compte l'un des plus grands pourcentages d'Europe de fonctionnaires en comparaison de la population active. Ce gouvernement a le courage de faire les dures réformes qui s'imposent et l'honnêteté d'avoir tout dit avant pour ne pas surprendre après.

Le Figaro révèle aujourd'hui qu'une écrasante majorité de français est favorable à une réduction des dépenses. Je le suis aussi évidemment. Un Etat qui dépense moins n'est en rien synonime d'un Etat moins efficace ou moins présent. Notre pays croule sous les doublons administratifs, les postes de complaisance, les incohérences des prestations sociales ainsi que le manque d'efficacité de nombre de ses politiques. Il est plus que temps de remettre de l'ordre et de rationaliser tout cela. C'est pourquoi fusionner des représentations diplomatiques avec celles de l'Allemagne, de l'Espagne ou de l'Italie ne me choque pas. Il en va de même de l'incitation au départ des ambassadeurs qui ne sont pas en poste et que nous avons en surnombre, environ 130 en trop.

Je suis également favorable au non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux, à la refonte des seuils pour les logements sociaux ainsi qu'à la révision complète de l'APL car les abus sont nombreux. Combien de personnes percoivent l'APL alors que les revenus de leur foyer font que cela ne leur est en rien nécessaire ? Ne serait-ce que dans mes connaissances personnelles, j'en connais beaucoup et cela ne me gênerait pas non plus que l'on réforme cette prestation.

Enfin, la restructuration de l'armée m'apparaît nécessaire et inévitable. Nous devons réduire le poids administratif de cette structure pour être en mesure de donner plus de moyens à la Défense, à nos militaires et à leurs équipements tout en n'augmentant pas les dépenses. Cela passe notamment par le regroupement des états-majors et des bâtiments ministériels parisiens à Paris dans un seul lieu.

Les français ont élu Nicolas Sarkozy pour qu'ils rompent avec les politiques rustines. Nous avons aujourd'hui l'illustration du changement en marche !
Poisson d'avrilCette tradition trouverait son origine en France, en 1564. La légende veut que jusqu'alors, l'année aurait commencé au 1er avril, mais le roi de France Charles IX décida, par l'édit de Roussillon, que l'année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l'année civile n'a jamais débuté un 1er avril.

Si l'origine exacte de l'utilisation des poissons reste obscure (peut-être l'ichtus chrétien), la légende veut que plusieurs de ses sujets se rebiffèrent à l'idée qu'on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l'occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. Ainsi naquit le poisson, le poisson d'avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n'acceptent pas la réalité ou la voient autrement. Plusieurs usages semblent s'être en fait mélangés, avec celui du carnaval :

  • marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, dernier signe de l'Hiver
  • prolonger la période du carême, où il n'était permis de manger que du poisson,
confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l'année, celle du frai, où la pêche était interdite.

(Wikipedia.fr)

Jeune Cicéron
Après une 2ème édition sur le thème du changement, Respublica Nova met à l'honneur cette année la francophonie et le rôle de la langue française au sein des pays francophones et dans le monde.

Respublica Nova est une association gérée par des étudiants a pour but de réhabiliter la politique auprès des jeunes francophones, principalement en France évidemment. Depuis trois ans déjà, cette association organise annuellement un concours de discours politiques pour les 18-30 ans qui compose une sélection écrite puis orale de 10 minutes pour les 7 finalistes. L'année dernière, sur le thème "La France doit-elle changer ?", j'avais eu la chance de faire partie des 7 finalistes sur les plus de 200 candidats. J'aurais à coeur cette année de participer à nouveau pour essayer de convaincre le jury et de faire partager mes idées et mes valeurs à ceux qui voudront bien les lire, voire les écouter si j'ai l'honneur d'être sélectionné pour la finale.

Les discours écrits sont à envoyer avant le 18 mai 2008.

Alors, à vos plumes !
Oeufs de Pâques
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Jihache - 31/03/2008 - Merci, toi aussi.
Massoud l'afghan
Ce soir, France 2 programmait un Envoyé Spécial contenant, comme premier thème, un reportage sur l'engagement des troupes françaises en Afghanistan. Ce fut un rappel loin d'être inutile sur l'importance et la nécessité de notre intervention dans un pays ravagé par plusieurs décennies de guerre depuis l'ère soviétique.

Cela fait bien longtemps, pour ma part, que je me soucie, à mon modeste niveau, du destin de ce pays situé aux confins de l'Asie Centrale. L'Afghanistan, je l'ai découvert en me renseignant sur la seule guerre perdue de toute l'histoire de l'Armée Rouge. Je l'ai découvert avec Ahmed Shah Massoud (photos: Reza), cet ami de la France, ce résistant de la première heure qui a donné sa vie pour un Afghanistan libre et démocratique. J'avais été très peiné en apprenant, deux jours avant le 11 septembre, qu'un attentat avait visé sa personne. Pièce centrale d'un schéma terroriste planifié sur plusieurs années, cet attentat devait permettre aux talibans de battre définitivement l'Alliance du Nord, l'armée de Massoud à l'époque, avant la réalisation des attentats du 11 Septembre. Maigre compensation à son assassinat, sa mort intervint trop tard pour que les talibans aient le temps de lancer leur grande offensive.

Aujourd'hui, ce sont les troupes de la coalition qui sont là-bas pour épauler et former l'Armée Nationale d'Afghanistan pour qu'enfin ce pays sorte du joug islamiste et vive à nouveau en paix et en démocratie. Particulièrement concerné par le sujet dans la mesure où l'un de mes proches y sera engagé très bientôt, je demeure convaincu que nos pays doivent s'engager dans ce combat pour la paix. La guerre est loin d'être gagnée dans ce pays où la drogue reste le premier produit et la principale source de devise du pays. Mais la défense de nos valeurs, de notre idéal de liberté et de démocratie auquelle aspirent tant d'afghans est à ce prix.

Aujourd'hui, j'aimerais donc rendre hommage à toutes ces femmes et ces hommes qui restent dans l'ombre et qui sont partis là-bas, parfois pour ne pas en revenir, pour nous défendre. Je voudrais leur dire que j'admire leur courage, leur engagement et la tentation est grande de paraphraser Napoléon Ier s'adressant à la Grande Armée après la victoire d'Austerlitz et leur disant : "Soldats, mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire: "J'étais à la bataille d'Austerlitz" pour que l'on vous réponde : "Voilà un brave."" Près de deux siècles plus tard, le combat pour la liberté s'est déplacé mais demeure le même et là encore, la France est fière de ses "braves".
Angela Merkel à la Knesset

Cette image restera probablement dans l'Histoire.
 
Pour la première fois depuis la création de l'Etat d'Israël, il y a 60 ans, et depuis la reconnaissance d'Israël par l'Allemagne en 1965, le chef du gouvernement allemand s'exprime à la tribune de la Knesset, l'unique chambre du Parlement israélien, honneur suprême réservé aux chefs d'Etat reçus en visite officielle en Israël. Angela Merkel, dont j'apprécie beaucoup la façon dont elle gouverne l'Allemagne, n'a pas manqué de souligner l'honneur qui lui a été rendu.

"Je vous remercie de m'avoir fait l'honneur de pouvoir m'adresser à la Knesset", a déclaré Angela Merkel en hébreu aux parlementaires israéliens au troisième jour de sa visite en Israël avant d'enchaîner en allemand. "Nous autres, Allemands, la Shoah nous emplit de honte. Je m'incline devant ses victimes, ses survivants et ceux qui les ont aidés à survivre. (...) Allemands et Israéliens sont et seront toujours liés d'une manière particulière par la mémoire de la Shoah. (...) Je vous remercie tous de m'avoir permis de m'adresser à vous dans ma langue maternelle. (...) Les menaces que font peser les Iraniens sur Israël et le peuple juif sont sans aucun doute une source d'inquiétude. Ce n'est pas au monde qu'il revient de prouver que l'Iran fabrique la bombe atomique mais à l'Iran de convaincre le monde qu'il ne veut pas se doter de l'arme atomique".

Née après la Seconde Guerre Mondiale, Angela Merkel incarne cette génération de femmes et d'hommes qui, sans avoir connu cette époque dramatique, a reçu de fait le lourd héritage nazi de la responsabilité de la Shoah. En ne dissimulant pas ce pan de l'Histoire de l'Allemagne et de l'Europe, Angela Merkel n'a pas oublié le devoir de mémoire indispensable. Comment, en effet, pourrait-on oublier, même plus de 60 ans après, ce qu'il s'est passé dans toute l'Europe, de la France à la Russie en passant par l'Italie et l'Allemagne ? Comment pourrait-on rester indifférent face au plus grand génocide systématique de l'Histoire ? Comment ne pas sentir les larmes monter aux yeux à la pensée des millions de femmes et d'hommes assassinés car nés juifs ?

Aujourd'hui encore, pour ce génocide comme pour tous les autres, c'est l'humanité toute entière qui doit être empli de honte. Honte d'être capable du meilleur comme du pire, repoussant sans cesse les limites de l'acceptable.
 
Contrairement à Angela Merkel qui a qualifié "l'amitié entre Israël et l'Allemagne, [de] miracle de l'Histoire", celle-ci est pour moi le fruit d'une logique, celle qui fut d'ailleurs sa conclusion ("Shalom", la paix en hébreu). Il ne s'agit pas de faire porter la faute de la Shoah à tout un peuple sur des générations. Si grave qu'ait pu être le crime commis, l'heure est à la réconciliation des peuples, des pays, des Etats.

Première étape avant d'envisager avancer vers la paix...
Lazare Ponticelli

"Lazare Ponticelli a offert sa vie et celle des siens à la France, c'est la communauté nationale qui gagne. Sa présence honore ce monument des Invalides qui est au coeur de l'histoire de la Nation. (...) C'est parce qu'il est ici, parmi nous, avec tous ceux qu'il représente, que notre histoire est grande. (...) Grâce à lui, ses camarades dont il disait qu'ils étaient morts sans considération, emplissent notre mémoire. Entre eux et nous, c'est l'union sacrée. (...) Nous n'oublions aucun des camarades de Lazare Ponticelli mais la mort ne gagne pas. (...) Lazare Ponticelli, homme de paix, modeste et héroïque, bon et fraternel, italien de naissance et français de préférence, et vivant parmi nous".
Max Gallo aux Invalides le 17 mars 2008.

Il ne le souhaitait pas forcément mais le destin en a décidé autrement. Lazare Ponticelli, dernier Poilu français, restera la dernière image vivante de ces combattants du siècle passé qui combattirent, par millions, pour défendre notre liberté et notre pays. Dernier combattant français de la Première Guerre Mondiale, Lazare Ponticelli restera à jamais ce combattant modeste, soucieux que la mémoire collective ne s'attarde pas tant sur lui que sur tous ses camarades de combat.

"Il est de notre devoir que, par-delà l'Histoire, la mémoire demeure malgré tout vivante. C'est un devoir national, c'est un devoir humain. On ne construit pas son avenir en oubliant son passé, mais en l'assumant et en le surmontant." Nicolas Sarkozy aux Invalides le 17 mars 2008.

Honneur national pour tous les Poilus et pour tous les défenseurs de la liberté qui, au péril de leur vie, ont contribué à la défense de notre conception d'un monde libre et démocratique. Cette cérémonie, sobre mais indispensable, illustre le nécessaire devoir d'entretien de la mémoire collective pour que des évènements aussi graves que les deux guerres mondiales et ce qu'elles ont impliqué de souffrance ne surviennent plus jamais.

"Jeunesse de France, souvenez-vous toujours de ce que vous devez aux femmes et aux hommes qui furent si grands dans l'épreuve et dans le malheur." Nicolas Sarkozy aux Invalides le 17 mars 2008.

(Photos: Reuters)
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