Elle a changé parce qu'elle a dit clairement son choix pour la rupture, cette rupture que tant de médias, d'hommes et de femmes politiques ont décriées quand Nicolas Sarkozy l'a évoqué pour la première fois. Mais la France en a également fini avec l'ère mitterando-chiraquienne de la politique, cette façon dépassée de faire de la politique à l'ombre des médias, sans jamais communiquer au peuple. Avec la défaite d'Alain Juppé, les français ont clairement exprimé ce qu'ils voulaient pour la France.
Ils veulent un renouvellement de la politique, ils veulent une féminisation de la politique, ils veulent une nouvelle façon de faire de la politique. Ils veulent cette politique au contact des citoyens, qui communiquent simplement et librement et qui ne se complaît pas, comme le fait depuis trop longtemps le Parti Socialiste, à employer des expressions aussi tordues et alambiquées que "capacités de victoire" (Merci M. Hollande) ou bien encore "situations de réponse" (Merci Madame Royal)... Les français nous ont dit qu'ils voulaient des hommes et des femmes politiques qui parlent le même français qu'eux, ces politiciens qui osent dire clairement quelles sont les problèmes de la France et quelles sont les meilleurs solutions pour notre pays.
Hier, les français l'ont dit. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy l'a entendu. Laissons lui désormais le temps d'appliquer sa politique.









