Dans la Constitution telle qu'elle est rédigée actuellement, la phrase est claire et limpide :
Article 2. -
(al.1) «La langue de la République est le français.»
Je salue le geste des sénateurs qui ont supprimé l'amendement, voté par les députés, intégrant les langues régionales dans la Constitution française au travers de la phrase suivante : «les langues régionales appartiennent au patrimoine» de la Nation. Contesté par l'Académie Française et finalement annulé par les sénateurs, l'amendement soutenu par de nombreux lobbys régionaux ne devrait donc pas faire partie de la nouvelle version de la Constitution.
Bien que les régions françaises comportent de nombreuses langues régionales, celles-ci n'ont pas leur place dans la Constitution d'un Etat uni, indivisible, et qui possède une langue nationale, le français. Le feuilleton législatif n'est cependant pas fini, les députés pourraient encore tenter de réintégrer cet amendement dans le projet de loi. En attendant, on n'oubliera pas de remarquer que l'amendement a été rejeté par les voix du groupe PS mais aussi par la quasi totalité des voix du groupe UMP. Preuve que le Sénat, moins soumis aux groupes de pression par son type de suffrage, a encore un rôle à jouer dans notre mode de gouvernance politique.