BlogPremium
RSS
RSS comm
Le lundi de Pentecôte redevient férié quatre ans après sa mise en place, le gouvernement ayant réformé le dispositif de la journée de solidarité instituée après la canicule de 2003, qui avait révélé les lacunes dans la prise en charge des personnes âgées.

Le principe d'une journée travaillée et non rémunérée - l'argent ainsi économisé par les employeurs étant versé en faveur des personnes âgées et des handicapés - est maintenu. Mais la journée de solidarité est désormais organisée à la carte. Elle sera fixée par accord d'entreprise ou de branche, soit un jour férié (hors 1er mai), soit un jour de RTT, ou respectera "toute autre modalité permettant le travail de sept heures précédemment non travaillées", selon la loi du 16 avril 2008.


Dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, toujours soumis à un régime concordataire, l'organisation de cette journée reste interdite le Vendredi Saint, le jour et le lendemain de Noël . Cette année, le 8 mai tombant un jeudi et le lundi de Pentecôte le 12 mai, de nombreux Français devraient ainsi faire un "grand pont" jusqu'au mardi 13.


Depuis sa mise en place en 2005, le lundi de Pentecôte travaillé avait souffert d'un certain désordre et chaque année, la question était de savoir qui allait travailler ce jour-là. En 2007, plus d'un salarié sur deux n'est pas allé travailler ce lundi-là, soit parce que son entreprise ou administration avait fermé ou offert un jour de repos, soit parce qu'il avait pris un jour de congé ou de RTT.


La contribution versée par les employeurs pour cette journée (0,3% de la masse salariale) a rapporté l'an dernier 2,22 milliards d'euros, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) créée en même temps que la journée de solidarité. Un milliard d'euros ont ainsi été versés en 2007 aux conseils généraux pour participer au financement de l'allocation personnalisée d'autonomie et la prestation de compensation du handicap. Par ailleurs, 73.000 places d'accueil existantes ont été médicalisées et 21.700 autres places ont été créées.


 
Je déplore cette décision qui tend à renforcer le calme plat des affaires pendant les deux premières semaines du mois de mai. Il aurait été préférable d'adapter la loi de telle sorte que les professions pénalisées voient leurs contraintes sauter à l'instar des chauffeurs routiers qui, tout en devant travailler, n'avaient pas le droit de prendre le volant de leurs poids lourds. La France est un état laïc, il serait donc plus que temps de supprimer des jours fériés qui n'ont de raison d'être que la religion. Il est de surcroit surprenant que durant ces 4 années, les professeurs n'aient pas eu à travailler le Lundi de Pentecôte, compliquant encore un peu plus la situation des parents-salariés.