Avec la démission du directeur de cabinet de Christine Boutin, c'est encore un pan de la chiraquie parisienne qui s'effondre et ca ne fait pas de mal. Qu'un directeur de cabinet, membre de l'Opus Dei de surcroît, ne voit pas d'inconvénient à loger, depuis plus de 25 ans, dans un appartement à loyer (très) modéré en plein coeur de Paris est tout simplement honteux et révélateur d'un potentiel impressionnant d'abus dans l'attribution des logements sociaux à Paris et ailleurs en France.
En 1981, c'est grâce à Jacques Chirac qu'il obtint ce logement "social". Alain Juppé avait lui aussi été bien plus tôt pris à partie à cause d'une attribution équivalente d'un logement à loyer très très prétférentiel. Aujourd'hui, aucune contradiction ne lui saute aux yeux alors qu'il travaillait jusqu'à hier à la direction du cabinet du Ministère du Logement. Principal argument de défense du démissionnaire, il ne serait pas le seul à abuser des attributions bien généreuses de logements par la Régie immobilière de la ville de Paris (son bailleur). «J'entends depuis hier en particulier beaucoup de donneurs de leçons et je pense à ces paroles de l'Evangile, «que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre». J'entends aussi beaucoup se taire, peut-être parce qu'ils se sentent trop concernés par cette question», a-t-il ajouté. Avant de servir l'Etat, celui-ci n'a pas oublié de servir ses propres intérêts en priorité...
Récemment, Nicolas Sarkozy a très justement proposé de mettre en place un contrôle des ressources des locataires de logements sociaux une fois tous les trois ans. Cela permettra ainsi d'éviter de nouveaux abus qui ne font pas grandir l'image de nos hommes politiques.