
Malgré le soutien indéniable de la Syrie au mouvement terroriste libanais Hezbollah et malgré l'alliance informelle mais bien visible entre la Syrie et l'Iran, Bachar el-Assad doit venir à Paris les 13 et 14 juillet. Je fais partie de ceux qui considèrent que Nicolas Sarkozy a eu raison de l'inviter. Le chef d'Etat syrien détient en effet l'une des clés de l'instabilité au Proche-Orient. Alors que depuis quelques mois la tendance est à l'apaisement dans cette région du globe, ce serait une lourde erreur diplomatique de refuser d'accueillir la Syrie en même temps que l'ensemble des autres chefs d'Etats concernés par l'Union Méditérranéenne.
La Turquie a joué un rôle majeur d'intermédiaire dans les négociations entre Israël et la Syrie pour signer un traité de paix. La région n'a jamais été aussi près de voir ces deux pays être enfin en paix. Le temps des négociations directes et officielles est donc arrivé. Ce serait un honneur pour la France, ami d'Israël, défenseuse de l'intégrité du Liban et opposée au terrorisme du Hezbollah, que d'accueillir les négociations entre ces deux pays. Il en va de la stabilité du Proche-Orient...