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Comme beaucoup de gens, j'essaye progressivement de consommer plus écologiquement avec des gestes souvent aussi simples que le fait de remplacer les gobelets en plastique du café par sa propre tasse. Ces gestes pourraient paraitre évidents si le fait d'utiliser une tasse n'impliquait pas derrière de devoir la nettoyer et donc d'utiliser de l'eau. C'est pour éclairer ses riverains sur ce type de questions que Rue89 a demandé à 3 experts de répondre à 8 questions de conso(mmation) écolo.

Je ne peux que vous inviter à aller lire cet article: Les dilemnes de la vie écolo.

Les 3 experts:
  • Franck Laval, président d’Ecologie sans frontière, à l’origine du Grenelle de l’Environnement;
  • Pierre Radanne, ancien président de l'Agence de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et consultant;
  • Eric Labouze, de l’agence Bio Intelligence Service.

  • Les 8 questions:
    • Vaut-il mieux se sécher les mains dans du sopalin, dans une machine qui souffle de l'air chaud ou dans un torchon lavé en machine ?
    • Vaut-il mieux faire sa vaisselle à la main et consommer plein d'eau ou à la machine et consommer de l'électricité ?
    • Vaut-il mieux lire le journal sur papier (et faire abattre des forêts) ou sur écran (et faire tourner des centrales nucléaires) ?
    • Vaut-il mieux des fraises produites par mon voisin de manière intensive ou des fraises importées au Chili mais cultivées de manière plus naturelle ?
    • Vaut-il mieux manger du poisson d'élevage ou de mer et de rivière ?
    • Vaut-il mieux un arbre de Noël en plastique ou coupé dans la forêt ?
    • Vaut-il mieux du lait en brique de carton ou en bouteille de plastique ?
    • Vaut-il mieux utiliser des sacs en papier ou en plastique ?
    Une très bonne initiative que l'on ne peut que saluer !

    EnvironnementSuivant la tendance du Grenelle de l'Environnement, le Times a décidé de sensibiliser ses lecteurs aux effets du réchauffement climatique. Ce sont pas moins de 51 conseils que prodiguent le magazine pour essayer de survivre au réchauffement climatique.

    Au menu, on trouve des idées très variées. Je ne les partage d'ailleurs pas toutes loin de là. Ainsi, la première d'entres toutes par exemple, utiliser les biocarburants n'est à mon avis pas le meilleur choix sur la durée pour assurer l'alimentation des habitants de la planète. D'autres idées doivent par contre être généralisées comme celles de remplacer les vieilles ampoules par des ampoules nouvelle génération ou bien encore réduire la consommation énergétique des habitations en améliorant l'isolation et en les rendant plus économes.

    Mais le magazine va au-delà et brise les tabous. Il incite ainsi les lecteurs, et peut-être bientôt vous-même, à payer tout à fait volontairement votre propre taxe carbone en compensant la pollution en CO² que vous générez. Je trouve ce geste de sensibilisation de la part d'un grand magazine de notoriété mondiale remarquable et je ne peux qu'encourager de telles initiatives.

    A votre tour, il ne vous reste plus qu'à aller consulter les 51 idées pour survivre au réchauffement climatique.

    Grenelle de l'Environnement

    Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, annonce qu'à partir du 1er janvier 2008, un système de bonus/malus, fondé sur les émissions de CO² par km des véhicules neufs, récompensera l'achat automobile éco-responsable en incitant les acheteurs de véhicules neufs à privilégier les voitures les plus sobres en carbone.

    Un bonus écologique sera versé à la première immatriculation pour tout achat d'un véhicule particulier neuf émettant moins de 130 g CO²/km, ce qui représente aujourd'hui environ 30 % des ventes. Le bonus sera complété d'un « superbonus » de 300€ lorsque l'acquisition du véhicule écologique s'accompagnera de la mise au rebut d'un véhicule ancien de plus de 15 ans. A l'inverse, les achats de véhicules neufs émettant plus de 160 g de CO2/km entraîneront le paiement d'un malus au moment de l'immatriculation du véhicule. Environ 25 % des véhicules neufs vendus seraient potentiellement concernés.

    Ce mécanisme - qui constitue la première application du « signal-prix » écologique proposé par le Grenelle de l'environnement - a été construit pour que les recettes du malus financent à due concurrence les dépenses du bonus et du superbonus. Il n'entraînera donc aucun prélèvement global supplémentaire sur les ménages ou les entreprises. Il permettra de « réduire le prix d'achat des véhicules écologiques, responsabiliser le consommateur, accélérer le renouvellement durable du parc automobile et stimuler l'innovation technologique des constructeurs en les encourageant à cibler leur offre sur les produits les plus propres ».

    Le montant du bonus versé sera d'autant plus élevé que les émissions de CO² seront faibles :

    - 1000 € pour les véhicules émettant moins de 100 gCO2/km ;
    - 700 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 101 et 120 g CO² ;
    - 200 € quand les émissions de CO2 sont comprises entre 121 et 130 g CO²/km.

    Le montant du malus progressera, selon le barème suivant :
    - 200 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 161 et 165 gCO²/km ;
    - 750 € quand les émissions sont comprises entre 166 et 200 g CO²/km ;
    - 1600 € entre 201 et 250 g CO²/km ;
    - 2600 € au-delà de 250 g CO /km.

    Le malus le plus élevé ne concernera que les plus grosses berlines les plus polluantes, soit environ 1% des véhicules neufs.

    En cas d'acquisition d'un véhicule dont les émissions sont proches de la moyenne des émissions actuelles, aucun malus ne sera prélevé et aucun bonus ne sera versé. Cette « zone neutre » s'appliquera aux émissions comprises entre 130 et 160 g CO2/km, soit environ 45 % des acquisitions nouvelles (base 2006).

    Afin de favoriser le développement de véhicules très économes en carburant, notamment électriques, le Gouvernement a prévu un bonus spécifique de 5000 € pour l'acquisition de voitures émettant moins de 60 g de CO²/km. Les seuils de déclenchement du bonus et du malus seront durcis de 5 g de CO²/km tous les 2 ans afin d'encourager les constructeurs à poursuivre leurs efforts dans la mise au point de véhicules de plus en plus sobres en carbone.


    L'ensemble du dispositif sera pleinement applicable à compter du 1er janvier 2008.

    Avec cet ensemble de mesures, le Grenelle de l'environnement trouve une première application concrète qui orientera fortement le parc de véhicules automobiles vers un objectif ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Au total, 75% des véhicules neufs (sur la base des chiffres de vente 2006) bénéficieront soit d'un bonus, soit seront exonérés de toute taxation.
    PNUE


    Il y a quelques jours la nouvelle est tombée. Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement a réussi son pari de faire planter 1 milliard d'arbres avant la fin de l'année 2007. Lancé le 8 novembre 2006 à Nairobi, à l'initiative de la kenyane Prix Nobel de la Paix, Wangari Maathai, l'objectif d'un milliard d'arbres a été atteint et même très largement dépassé puisque que plus d'un milliard et demi d'arbres ont été plantés depuis le lancement de ce programme. Symbole fort de cette prise de conscience mondiale, les principaux pays planteurs d'arbres ne sont pas des pays du Nord. Grâce à la plantation par millions d'arbres résistant à la sécheresse, des centaines de millions d'arbres ont pu être plantés dans les pays de la Corne de l'Afrique pour ralentir l'ensablement et lutter contre le réchauffement climatique.

    Un arbre natif d'Afrique de l'est, le juniperus procera, ou peut-être un olea africana, arbuste résistant à la sécheresse qui s'apparente à la famille des oliviers, planté dans la Corne de l'Afrique est devenu le symbole vivant de l'espoir, couronnant l'action de communautés et de gouvernements déterminés à lutter contre les effets du changement climatique. L'enthousiasme du mouvement pour la Campagne pour un milliard d'arbres est symbolisé par les chiffres recueillis par le PNUE, qui indiquent que la moitié des participants sont de simples particuliers ou des familles, et que 13 % des arbres ont été plantés par le secteur privé.

    Les premiers engagements ont émané de l'ONG de la restauration des forêts « Trees for life», une station de radio colombienne, Planète Urgence en France, la Fondation Prince Albert II de Monaco, la société Yves Rocher, Tree-Nation à Barcelone, une société de mode espagnole, Kannarosa, le Great Rift Valley Trust ainsi que du Service des Eaux et Forêts au Maroc. 
    Le Mexique a donné son second souffle à la campagne après que le gouvernement et les autorités locales, soutenus par l'armée et inspirés par le président Felipe Calderòn aient promis - et planté plus de 200 millions d'arbres.
    Au Kenya, TOTAL Eco-Challenge s'est associé à la campagne et, dans une dizaine de pays, sous l'égide du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, les réfugiés ont relevé le défi en plantant plus de 9 millions d'arbres.

     

    Le milliardième arbre a donc été planté en Ethiopie, où, dans le cadre de la commémoration du Millénaire 2007, une opération massive de reboisement a été lancée, avec 700 millions d'arbres plantés sur tout le territoire.

    J'aurais aimé apprendre que la Mairie de Paris et le 16ème arrondissement avait participé à cette initiative tout ce qu'il y a de plus importante pour l'avenir de l'humanité. Ca n'est malheureusement pas le cas...