C'est la question à laquelle j'ai dû répondre en participant au Concours de discours politique Jeune Cicéron, organisé par le Sénat, Mazars et l'Association Respublica Nova.
Et bien entendu, la réponse est OUI !
Pour en savoir plus sur le jury, les critères de sélection et le concours en lui-même, une adresse:
http://www.jeuneciceron.fr En prime, un extrait de la conclusion dans le corps du billet avant que je mette le discours en téléchargement.
La France doit changer pour ne pas changer. La France doit changer pour ne pas être obligée de changer, pour ne pas subir le changement qu’elle ne veut pas.
La France n’a jamais changé à coups de réformes. L’Histoire de France est ponctuée de ses grandes ruptures qui ont transformé notre pays, tout en le faisant demeurer ce qu’il est fondamentalement. La France s’est construite de ces grands évènements où le courage se mêlait à l’espoir d’un monde meilleur. Il en a fallu du courage au peuple français pour prendre la Bastille et déclencher ainsi la Révolution. Il en a fallu du courage pour créer la IIIème République. Il en a fallu du courage au Général de Gaulle pour défendre la France Libre. Il en a fallu du courage à François Mitterrand pour abroger la peine de mort. Voilà autant de ruptures qui ont changé notre pays, sans pour autant le changer dans son essence même. Les Français sont ainsi faits qu’ils ont besoin de grands mouvements pour accepter le changement. Car au fond de nous-mêmes, nous tenons profondément à nos valeurs, à notre nation, à notre culture, à nos territoires. Nous sommes tous quelque part en nous des conservateurs. Nous conservons tous en nous des marques de l’Histoire de notre nation, de son passé qui doit nous guider dans l’avenir.
Ces 30 dernières années, les changements de gouvernements et de majorités se sont succédés et pourtant rien n’a changé. Alors aujourd’hui, pour que la place de la France dans le monde ne change pas de force, nous devons être les moteurs du changement.
Si nous n’agissons pas très vite, oui la France changera. Mais nous le regretterons car elle s’appauvrira, elle perdra son rôle d’acteur indispensable de la diplomatie internationale. Et cela, je n’en veux pour rien au monde.