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Conférence d'Annapolis
Photos:AP

Cela fait bien longtemps que l'on n'avait pas vu un président américain faire s'asseoir autour d'une même table le Premier Ministre israélien et le Président de l'Autorité Palestinienne. Alors que beaucoup annoncaient déjà l'échec de cette conférence, l'annonce de la signature d'un accord visant à un traité de paix et à la création d'un état palestinien souverain et indépendant d'ici à la fin de l'année 2008 a fait taire bon nombre de critiques et d'attaques. S'il y a bien une région du monde où il est depuis bien longtemps nécessaire de ne pas perdre espoir aussi facilement, c'est au Proche Orient.

La route s'annonce encore longue mais aucun gouvernement israélien n'a été aussi près de la création d'un état palestinien et cela ne peut que raviver les espoirs de voir une paix durable s'installer au Proche Orient. Un signe supplémentaire d'espoir est la présence parmi les pays de cette Conférence d'Annapolis de l'Arabie Saoudite, qui ne reconnaît toujours pas officiellement l'Etat d'Israël, et de la Syrie notamment, avec laquelle les relations sont très tendues.

Alors aujourd'hui, comme beaucoup de personnes, je veux continuer à croire que deux états peuvent vivre côte à côte en paix et dans la sérénité. Les questions qui restent en suspens sont certes nombreuses à l'image du statut de Jérusalem, des colonies israéliennes de Cisjordanie, des réfugiés palestiniens, de la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas, mais les décideurs ne veulent en écarter aucune, signe d'un changement de mentalité perceptible des dirigeants impliqués dans les négociations.

Alors, un état palestinien en 2008?