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Knesset - Résultat des élections


Personne ne l'avait annoncé mais Kadima l'a fait. En arrivant en tête des élections législatives israéliennes, Tzipi Livni a réussi à prouver que le fait d'appartenir au gouvernement sortant n'était pas obligatoirement un défaut. Les Israéliens ont donc souhaité renforcer le centre droit et la droite israélienne au grand détriment du parti fondateur d'Israël, le parti travailliste.

Mais la victoire de Kadima apparait plus que jamais comme une victoire à la Pyrrhus dans la mesure où les alliés naturels de Kadima sont trop faibles pour pouvoir former une coalition. Le Likoud de Benjamin Nétanyahou devrait donc obtenir la direction du prochain gouvernement si celui-ci s'associe avec le parti ultra-religieux Shass et le parti russophone laïque Israël Beitenou d'Avigdor Lieberman, le faiseur de rois.

Benjamin Nétanyahou a déjà gouverné de 1996 à 1999 en s'alliant aux partis religieux de la droite extrême. A l'époque, il avait fortement relancé la colonisation juive en Cisjordanie et n'avait que très ponctuellement rencontré ses interlocuteurs palestiniens pour faire avancer le processus de paix. Cette année, l'ancien plus jeune Premier Ministre d'Israël a été beaucoup plus vague dans ses intentions vis-à-vis de l'Autorité Palestinienne alors même que celle-ci est très affaiblie et que l'interlocuteur principal n'est plus le même qu'il y a dix ans.

L'avenir nous dira si la raison l'emportera sur la confrontation dans une région qui depuis trop longtemps connait un mélange d'opposition et d'incompréhension mutuelles. 
A l'initiative du Comité de soutien à Guilad Shalit, un

Grand rassemblement pour demander la libération de Guilad Shalit

est organisé 

DIMANCHE 14 DECEMBRE, A 15h30, SUR LE PARVIS DES DROITS DE L'HOMME
 Place du Trocadéro, à Paris.

De nombreuses personnalités et notamment des élus du 16ème arrondissement seront présentes.

Venez nombreux !

Plus d'infos: http://www.guiladshalit.com
David Ben Gourion


Il y a 60 ans, le 14 mai 1948, David Ben Gourion rentrait dans l'Histoire en proclamant la création de l'Etat d'Israël. 51 ans après l'espoir formulé par Théodore Herzl, le rêve devenait réalité. Terre à l'histoire millénaire, aux racines culturelles mêlées, la terre d'Israël est depuis devenu cette terre fertile des kibboutzim, à la croissance soutenue et à la recherche technologique de pointe.

60 ans après, Israël sans être en paix, n'est plus vraiment en guerre. La situation internationale s'est améliorée, l'Egypte a fait la paix, la Jordanie a fait la paix, la Syrie semble assez encline à faire la paix. Mais le terrorisme a pris le pas sur les combats inter-armées. Le Hamas et le Hezbollah menacent encore et toujours la sécurité de ce pays à l'histoire tourmentée.

Alors aujourd'hui, comme à tout anniversaire d'un ami, on ne peut faire qu'un souhait: qu'avant son prochain anniversaire, Israël connaisse enfin une paix totale et qu'un état palestinien indépendant voit enfin le jour.
Angela Merkel à la Knesset

Cette image restera probablement dans l'Histoire.
 
Pour la première fois depuis la création de l'Etat d'Israël, il y a 60 ans, et depuis la reconnaissance d'Israël par l'Allemagne en 1965, le chef du gouvernement allemand s'exprime à la tribune de la Knesset, l'unique chambre du Parlement israélien, honneur suprême réservé aux chefs d'Etat reçus en visite officielle en Israël. Angela Merkel, dont j'apprécie beaucoup la façon dont elle gouverne l'Allemagne, n'a pas manqué de souligner l'honneur qui lui a été rendu.

"Je vous remercie de m'avoir fait l'honneur de pouvoir m'adresser à la Knesset", a déclaré Angela Merkel en hébreu aux parlementaires israéliens au troisième jour de sa visite en Israël avant d'enchaîner en allemand. "Nous autres, Allemands, la Shoah nous emplit de honte. Je m'incline devant ses victimes, ses survivants et ceux qui les ont aidés à survivre. (...) Allemands et Israéliens sont et seront toujours liés d'une manière particulière par la mémoire de la Shoah. (...) Je vous remercie tous de m'avoir permis de m'adresser à vous dans ma langue maternelle. (...) Les menaces que font peser les Iraniens sur Israël et le peuple juif sont sans aucun doute une source d'inquiétude. Ce n'est pas au monde qu'il revient de prouver que l'Iran fabrique la bombe atomique mais à l'Iran de convaincre le monde qu'il ne veut pas se doter de l'arme atomique".

Née après la Seconde Guerre Mondiale, Angela Merkel incarne cette génération de femmes et d'hommes qui, sans avoir connu cette époque dramatique, a reçu de fait le lourd héritage nazi de la responsabilité de la Shoah. En ne dissimulant pas ce pan de l'Histoire de l'Allemagne et de l'Europe, Angela Merkel n'a pas oublié le devoir de mémoire indispensable. Comment, en effet, pourrait-on oublier, même plus de 60 ans après, ce qu'il s'est passé dans toute l'Europe, de la France à la Russie en passant par l'Italie et l'Allemagne ? Comment pourrait-on rester indifférent face au plus grand génocide systématique de l'Histoire ? Comment ne pas sentir les larmes monter aux yeux à la pensée des millions de femmes et d'hommes assassinés car nés juifs ?

Aujourd'hui encore, pour ce génocide comme pour tous les autres, c'est l'humanité toute entière qui doit être empli de honte. Honte d'être capable du meilleur comme du pire, repoussant sans cesse les limites de l'acceptable.
 
Contrairement à Angela Merkel qui a qualifié "l'amitié entre Israël et l'Allemagne, [de] miracle de l'Histoire", celle-ci est pour moi le fruit d'une logique, celle qui fut d'ailleurs sa conclusion ("Shalom", la paix en hébreu). Il ne s'agit pas de faire porter la faute de la Shoah à tout un peuple sur des générations. Si grave qu'ait pu être le crime commis, l'heure est à la réconciliation des peuples, des pays, des Etats.

Première étape avant d'envisager avancer vers la paix...
Conférence d'Annapolis
Photos:AP

Cela fait bien longtemps que l'on n'avait pas vu un président américain faire s'asseoir autour d'une même table le Premier Ministre israélien et le Président de l'Autorité Palestinienne. Alors que beaucoup annoncaient déjà l'échec de cette conférence, l'annonce de la signature d'un accord visant à un traité de paix et à la création d'un état palestinien souverain et indépendant d'ici à la fin de l'année 2008 a fait taire bon nombre de critiques et d'attaques. S'il y a bien une région du monde où il est depuis bien longtemps nécessaire de ne pas perdre espoir aussi facilement, c'est au Proche Orient.

La route s'annonce encore longue mais aucun gouvernement israélien n'a été aussi près de la création d'un état palestinien et cela ne peut que raviver les espoirs de voir une paix durable s'installer au Proche Orient. Un signe supplémentaire d'espoir est la présence parmi les pays de cette Conférence d'Annapolis de l'Arabie Saoudite, qui ne reconnaît toujours pas officiellement l'Etat d'Israël, et de la Syrie notamment, avec laquelle les relations sont très tendues.

Alors aujourd'hui, comme beaucoup de personnes, je veux continuer à croire que deux états peuvent vivre côte à côte en paix et dans la sérénité. Les questions qui restent en suspens sont certes nombreuses à l'image du statut de Jérusalem, des colonies israéliennes de Cisjordanie, des réfugiés palestiniens, de la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas, mais les décideurs ne veulent en écarter aucune, signe d'un changement de mentalité perceptible des dirigeants impliqués dans les négociations.

Alors, un état palestinien en 2008?