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Cela faisait longtemps que l'Etat français maintenait contre l'avis de la Commission Européenne le monopole des jeux d'argent et des paris sportifs au PMU, à la Française des jeux et dans une moindre mesure aux casinos. Mais Poker-Actu rapporte que "la commission Européenne a demandé à la France la semaine dernière de modifier ses lois afin d'autoriser les sociétés étrangères à exercer leur activité (poker, paris sportifs, etc.) sur le marché français.
La France viole en effet l'article 49 du traité de l'Union Européenne sur le libre échange des biens et des services. La date du 24 Août a été fixée pour que les lois françaises sur le sujet soient modifiées avant des actions légales avec la possibilité de porter l'affaire devant la cour européenne.
Cette annonce est un terrible coup pour les autorités françaises qui pensaient avoir un délai plus important suite aux discussions entre Jean-Pierre Jouyet (secrétaire d'état pour les affaires européennes) et Charlie McCreevy (Commissaire européen pour les services et les marchés nationaux) pour répondre à "l'avis motivé" qui leur avait été adressé il y a quelques semaines".

Il n'y a plus qu'à espérer que l'Etat français ne se verra pas infligé d'amendes que les contribuables devraient encore payer! Affaire à suivre...
Ou comment des intelligences artificielles peuvent apprendre à faire semblant, et à jouer à l’encontre de toutes les probabilités.

Comme le surpuissant Deep Blue a battu Garry Kasparov aux échecs en 1997, une intelligence artificielle va-t-elle bientôt conquérir le titre de champion du monde de poker ? C’est ce que laisse présager une découverte faite par deux chercheurs sud-africains en marge de leurs travaux sur la théorie des jeux, révélée par le New Scientist.

Tout amateur de poker qui a un jour affronté un logiciel connait les limites des intelligences artificielles en la matière. Si ces « robots » ont l’énorme avantage de ne pas montrer sur leurs visages de signes d’anxiété ou autres mimiques susceptibles de trahir un joueur humain, ils souffrent d’un défaut plus grand encore : ils n’ont aucune imagination. En clair, ils sont incapables de bluffer, c'est-à-dire de miser gros sur une main pourtant faible.

Mais l’expérience d’Evan Hurwitz et Tshilidzi Marwala montre que, non seulement les êtres de silicium peuvent bluffer, mais qu’en plus ils peuvent imaginer eux-mêmes cette tactique.

De véritables personnalités

Les deux hommes ont commencé par créer un « agent » informatique capable de retenir ses propres actions, leurs résultats, et celles de ses adversaires, mais sans lui apprendre les règles du jeu. Quatre de ces intelligences artificielles ont alors été placées autour d’une table virtuelle pour une partie de Lerpa, un jeu se rapprochant du poker, puisqu’il utilise des cartes cachées distribuées au hasard, mais surtout des tours d’enchères.

Les chercheurs, qui avaient d’abord placé l’agent face à trois robots « idiots » gouvernés par le plus pur hasard, ont d’abord constaté que le niveau global de la table augmentait sensiblement, signe que pour progresser, rien ne sert de battre à plate couture des joueurs moins forts. Mais surtout, les quatre joueurs se sont peu à peu forgé de véritables personnalités, certains jouant de façon agressive, d’autre de manière plus prudente, en se couchant souvent.

Le plus aventureux des joueurs, nommé Randy, a même appris seul à bluffer : alors qu’il avait une main des plus faibles, ce kamikaze du tapis vert a choisi de jouer contre toutes les probabilités qui lui dictaient de se coucher. Ce qui devait arriver arriva : certaines intelligences artificielles (IA) plus défensives se sont couchées, alors même qu’elles disposaient de mains fortes. Sans la moindre intervention humaine depuis sa programmation initiale, une IA a donc appris à bluffer, et, en quelque sorte, à mentir.

Voilà donc un très bon article du Figaro.fr que je ne peux que vivement vous inviter à lire dans son intégralité ici.