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Le CRIF appelle à un rassemblement silencieux en solidarité avec les victimes israéliennes du Hamas
Dimanche 4 janvier 2009 à 15h
Devant l’ambassade d’Israël à Paris, 3 rue Rabelais.
Le CRIF appelle l’ensemble des Parisiens à rejoindre cette manifestation pacifique.

Venez nombreux !
A l'initiative du Comité de soutien à Guilad Shalit, un

Grand rassemblement pour demander la libération de Guilad Shalit

est organisé 

DIMANCHE 14 DECEMBRE, A 15h30, SUR LE PARVIS DES DROITS DE L'HOMME
 Place du Trocadéro, à Paris.

De nombreuses personnalités et notamment des élus du 16ème arrondissement seront présentes.

Venez nombreux !

Plus d'infos: http://www.guiladshalit.com
Bachar el-Assad et Nicolas Sarkozy
Malgré le soutien indéniable de la Syrie au mouvement terroriste libanais Hezbollah et malgré l'alliance informelle mais bien visible entre la Syrie et l'Iran, Bachar el-Assad doit venir à Paris les 13 et 14 juillet. Je fais partie de ceux qui considèrent que Nicolas Sarkozy a eu raison de l'inviter. Le chef d'Etat syrien détient en effet l'une des clés de l'instabilité au Proche-Orient. Alors que depuis quelques mois la tendance est à l'apaisement dans cette région du globe, ce serait une lourde erreur diplomatique de refuser d'accueillir la Syrie en même temps que l'ensemble des autres chefs d'Etats concernés par l'Union Méditérranéenne.

La Turquie a joué un rôle majeur d'intermédiaire dans les négociations entre Israël et la Syrie pour signer un traité de paix. La région n'a jamais été aussi près de voir ces deux pays être enfin en paix. Le temps des négociations directes et officielles est donc arrivé. Ce serait un honneur pour la France, ami d'Israël, défenseuse de l'intégrité du Liban et opposée au terrorisme du Hezbollah, que d'accueillir les négociations entre ces deux pays. Il en va de la stabilité du Proche-Orient...
David Ben Gourion


Il y a 60 ans, le 14 mai 1948, David Ben Gourion rentrait dans l'Histoire en proclamant la création de l'Etat d'Israël. 51 ans après l'espoir formulé par Théodore Herzl, le rêve devenait réalité. Terre à l'histoire millénaire, aux racines culturelles mêlées, la terre d'Israël est depuis devenu cette terre fertile des kibboutzim, à la croissance soutenue et à la recherche technologique de pointe.

60 ans après, Israël sans être en paix, n'est plus vraiment en guerre. La situation internationale s'est améliorée, l'Egypte a fait la paix, la Jordanie a fait la paix, la Syrie semble assez encline à faire la paix. Mais le terrorisme a pris le pas sur les combats inter-armées. Le Hamas et le Hezbollah menacent encore et toujours la sécurité de ce pays à l'histoire tourmentée.

Alors aujourd'hui, comme à tout anniversaire d'un ami, on ne peut faire qu'un souhait: qu'avant son prochain anniversaire, Israël connaisse enfin une paix totale et qu'un état palestinien indépendant voit enfin le jour.
Angela Merkel à la Knesset

Cette image restera probablement dans l'Histoire.
 
Pour la première fois depuis la création de l'Etat d'Israël, il y a 60 ans, et depuis la reconnaissance d'Israël par l'Allemagne en 1965, le chef du gouvernement allemand s'exprime à la tribune de la Knesset, l'unique chambre du Parlement israélien, honneur suprême réservé aux chefs d'Etat reçus en visite officielle en Israël. Angela Merkel, dont j'apprécie beaucoup la façon dont elle gouverne l'Allemagne, n'a pas manqué de souligner l'honneur qui lui a été rendu.

"Je vous remercie de m'avoir fait l'honneur de pouvoir m'adresser à la Knesset", a déclaré Angela Merkel en hébreu aux parlementaires israéliens au troisième jour de sa visite en Israël avant d'enchaîner en allemand. "Nous autres, Allemands, la Shoah nous emplit de honte. Je m'incline devant ses victimes, ses survivants et ceux qui les ont aidés à survivre. (...) Allemands et Israéliens sont et seront toujours liés d'une manière particulière par la mémoire de la Shoah. (...) Je vous remercie tous de m'avoir permis de m'adresser à vous dans ma langue maternelle. (...) Les menaces que font peser les Iraniens sur Israël et le peuple juif sont sans aucun doute une source d'inquiétude. Ce n'est pas au monde qu'il revient de prouver que l'Iran fabrique la bombe atomique mais à l'Iran de convaincre le monde qu'il ne veut pas se doter de l'arme atomique".

Née après la Seconde Guerre Mondiale, Angela Merkel incarne cette génération de femmes et d'hommes qui, sans avoir connu cette époque dramatique, a reçu de fait le lourd héritage nazi de la responsabilité de la Shoah. En ne dissimulant pas ce pan de l'Histoire de l'Allemagne et de l'Europe, Angela Merkel n'a pas oublié le devoir de mémoire indispensable. Comment, en effet, pourrait-on oublier, même plus de 60 ans après, ce qu'il s'est passé dans toute l'Europe, de la France à la Russie en passant par l'Italie et l'Allemagne ? Comment pourrait-on rester indifférent face au plus grand génocide systématique de l'Histoire ? Comment ne pas sentir les larmes monter aux yeux à la pensée des millions de femmes et d'hommes assassinés car nés juifs ?

Aujourd'hui encore, pour ce génocide comme pour tous les autres, c'est l'humanité toute entière qui doit être empli de honte. Honte d'être capable du meilleur comme du pire, repoussant sans cesse les limites de l'acceptable.
 
Contrairement à Angela Merkel qui a qualifié "l'amitié entre Israël et l'Allemagne, [de] miracle de l'Histoire", celle-ci est pour moi le fruit d'une logique, celle qui fut d'ailleurs sa conclusion ("Shalom", la paix en hébreu). Il ne s'agit pas de faire porter la faute de la Shoah à tout un peuple sur des générations. Si grave qu'ait pu être le crime commis, l'heure est à la réconciliation des peuples, des pays, des Etats.

Première étape avant d'envisager avancer vers la paix...
C'est la question que l'on pourrait se poser en lisant le très bon blog de Pierre Assouline, La République des Livres, dans son article d'aujourd'hui intitulé : Boycottage : beaucoup de bruit pour rien. Je me permets de citer le paragraphe faisant référence à l'évènement :

"Il s’en est fallu de peu. Hier en fin de journée, lors de l’inauguration du Salon du livre de Paris, on a frôlé l’incident. Ca s’est passé au moment précis où les délégations officielles prenaient place dans le stand de l’invité d’honneur, la française avec la ministre Christine Albanel accompagnée de ses collaborateurs et de travailleurs culturels de l’Elysée, l’israélienne avec le président Shimon Peres à la tête d’une quarantaine d’écrivains et compatriotes, les deux solidement escortées par une noria de photographes et cameramen et encadrées par un vigilant dispositif de sécurité. Alors que les discours convenus allaient commencer à ne pas se faire entendre (...), un plafond flottant se décrocha de la structure et s’effondra sur les délégations. Ce fut aussitôt le tohu-bohu et la panique. Un sacré balagan assez perturbateur. Des gardes du corps s’ensanglantèrent les mains à relever le morceau criminel afin de dégager les victimes tandis que l’on se demandait déjà si c’était purement accidentel ; car enfin, l’attentat à la poutre piégée eut lieu là et pas ailleurs, et juste à l’heure H… Les organisateurs eurent beau expliquer que la pression de la foule avait dûébranler la structure, le doute subsistait. Une autre interrogation s’y superposait : qui était visé, Peres ou Sarkozy ? (...) N’empêche que plusieurs personnes furent contusionnées, Dominique Antoine, le conseiller de l’Elysée pour l’Education, s’en tirant de justesse avec des ecchymoses au front. Dans l’affaire, les blessés auront au moins appris comment s’écrivait le mot “Israël” en hébreu. C’est ce qu’on pouvait lire sur le panneau qu’ils ont reçu sur la tête."
On le sait depuis longtemps, le principal éceuil de la couverture médiatique, quelque soit le sujet traité, est la trop courte durée accordé à chaque sujet lors des journaux télévisés de la mi-journée et du soir. Pour compenser une couverture médiatique a minima, TF1 a lancé différents blogs en lien avec ses différents bureaux de l'étranger pour fournir une source d'informations plus poussée sur les sujets chauds des régions concernés.

Denis Brunetti, journaliste de TF1 en charge du Proche-Orient et du Bureau de Jérusalem, décrit ainsi sa tâche: "Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d’autres fragments, d’autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas… je découvre." Il s'agit donc bien dans ce cas de dé-couverture médiatique !

L'adresse du blog : http://blog-correspondant-a-jerusalem-tf1.lci.fr/
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